Les rapports de la musique et de la poésie considérées au point de vue de l'expression

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F. Alcan, 1894 - 423 páginas
 

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Passagens mais conhecidas

Página 248 - Celui qui règne dans les cieux, et de qui relèvent tous les empires, à qui seul appartient la gloire, la majesté et l'indépendance, est aussi le seul qui se glorifie de faire la loi aux rois, et de leur donner, quand il lui plaît, de grandes et de terribles leçons...
Página 222 - Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour? O lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir...
Página 186 - ... de l'arc-en-ciel ; il ne se prend point; il ne se communique point; il peut seulement se perfectionner. Il est inspiré par un goût naturel, par la mobilité de l'âme, par la sensibilité. C'est l'image même de l'âme rendue par les inflexions de la voix, les nuances successives, les passages, les tons d'un discours accéléré, ralenti, éclatant, étouffé, tempéré en cent manières diverses. Écoutez le défi énergique et bref de cet enfant qui provoque son camarade. Écoutez ce malade...
Página 386 - Une mouche survient, et des chevaux s'approche, Prétend les animer par son bourdonnement, Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment Qu'elle fait aller la machine, S'assied sur le timon, sur le nez du cocher. Aussitôt que le char chemine Et qu'elle voit les gens marcher, Elle...
Página 377 - Je fis souffler un vent révolutionnaire. Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire. Plus de mot sénateur! plus de mot roturier! Je fis une tempête au fond de l'encrier. Et je mêlai, parmi les ombres débordées, Au peuple noir des mots l'essaim blanc des idées; Et je dis : Pas de mot où l'idée au vol pur Ne puisse se poser, tout humide d'azur!
Página 46 - Pauvre soldat, je reverrai la France : La main d'un fils me fermera les yeux. Dès qu'on signale une nef vagabonde , « Serait-ce lui? disent les potentats : «Vient-il encor redemander le monde? •(Armons soudain deux millions de soldats.
Página 266 - Ils sont deux, trois, quatre petits! Depuis si longtemps je vous guette! Pauvres oiseaux! vous voilà pris. Criez, sifflez, petits rebelles, Débattez-vous; oh! c'est en vain: Vous n'avez pas encor vos ailes; Comment vous sauver de ma main?
Página 186 - C'est un choix particulier d'expressions ; c'est une certaine distribution de syllabes longues ou brèves, dures ou douces, sourdes ou aiguës, légères ou pesantes, lentes ou rapides, plaintives ou gaies, ou un enchaînement de petites onomatopées analogues aux idées qu'on a, et dont on est fortement occupé ; aux sensations qu'on ressent et qu'on veut exciter ; aux phénomènes dont on cherche à rendre les accidents ; aux passions qu'on éprouve, et au cri animal...
Página 386 - Aussitôt que le char chemine Et qu'elle voit les gens marcher, Elle s'en attribue uniquement la gloire, Va, vient, fait l'empressée : il semble que ce soit Un sergent de bataille, allant en chaque endroit Faire avancer ses gens et hâter la victoire. La mouche, en ce commun besoin, Se plaint qu'elle agit seule et qu'elle a tout le soin ; Qu'aucun n'aide aux chevaux à se tirer d'affaire.
Página 132 - Douce langue du cœur, la seule où la pensée, Cette vierge craintive et d'une ombre offensée, Passe en gardant son voile et sans craindre les yeux! Qui sait ce qu'un enfant peut entendre et peut dire Dans tes soupirs divins, nés de l'air qu'il respire, Tristes comme son cœur et doux comme sa voix?

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