Œuvres françoises de Joachim du Bellay, avec une notice biographique et des notes par C. Marty-Laveaux, Volume 2

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Passagens mais conhecidas

Página 266 - Les met d'ordre*en javelle, et du blé jaunissant. Sur le champ dépouillé, mille gerbes façonne ; Ainsi, de peu à peu, creut l'Empire romain, Tant qu'il fut despouillé par la barbare main Qui ne laissa de luy que ces marques antiques...
Página 55 - De ces beaux yeux de cent yeux adorez : Ce ne sont pas les deux brins colorez De ce coral, ces levres que j'adore.
Página 65 - C'est ou plus sagement il te fault maintenir. Il fault avoir tousjours le petit mot pour rire, II fault des lieux communs, qu'à tous propos on tire, Passer ce qu'on ne sçait, et se monstrer sçavant En ce que lon a leu deux ou trois soirs devant.
Página 253 - Ces vieux palais, ces vieux arcz que tu vois, Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme. Voy quel orgueil, quelle ruine...
Página 318 - Eft deuenu flatteur™ & deceuant. Et de Thufque nature'". Si vous trouue\ quelque importunité En mon amour, qui voftre humanité Prefere trop à la diuinité De vo\ graces cachees, Change\ ce corps, obieâ de mon ennuy, Alors ie croy, que de moy, ny d'autruy, Quelque beauté que l'efprit ait en luy, Vous ne fere\ cherchees.
Página 195 - Pape est fait, donner de faulx alarmes, Saccager un palais : mais plus que tout cela Fait bon voir, qui de l'un, qui de l'autre se vante, Qui met pour cestui-cy, qui met pour cestui-là, Et pour moins d'un escu dix Cardinaux en vente.
Página 463 - Du temps de la vertu que l'Eglise ancienne Saincte ne dedaignoit la povreté Chrestienne, Elle estoit le miroir de toute purité, De toutes bonnes meurs, de toute humilité : Maintenant au contraire, on voit qu'elle est l'exemple Ou toute volupté protraicte se contemple, Ainsi qu'en un tableau : et se peult dire encor' Qu'en ce corps politiq' le lieu elle tient or' Que tient au corps humain un estomac debile.
Página 170 - Plus me plaist le sejour qu'ont basty mes ayeux Que des palais Romains le front audacieux : Plus que le marbre dur me plaist l'ardoise fine, Plus mon Loyre Gaulois que le Tybre Latin, Plus mon petit Lyré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la doulceur Angevine.
Página 211 - Voyons courir le pal à la mode ancienne, Et voyons par le nez le sot bufle mener : Voyons le fier taureau d'armes environner, Et voyons au combat l'adresse Italienne : Voyons d'œufs parfumez un orage gresler, Et la fusée ardent
Página 267 - Non en papier, mais en marbre et porphyre, Eussent gardé leur vive antiquité. Ne laisse pas toutefois de sonner, Luth, qu'Apollon m'a bien daigné donner: Car si le temps ta gloire ne desrobbe, Vanter te peux, quelque bas que tu sois, D'avoir chanté le premier des François, L'antique honneur du peuple à longue robbe.

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