Véritable histoire et description d'un pays habité par des hommes sauvages, nus, féroces et anthropophages: situé dans le Nouveau monde nommé Amérique, avant et depuis la naissance de Jésus-Christ, jusqu'à l'année dernière

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Arthus Bertrand, 1837 - 335 páginas
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Passagens mais conhecidas

Página 264 - Ils ont coutume de se percer la lèvre inférieure; ce qu'ils font dès leur tendre enfance , avec une forte épine. Ils y placent alors une petite pierre ou un petit morceau de bois; ils guérissent la plaie avec un onguent, et le trou reste ouvert. Quand ils sont devenus grands, et en état de porter les armes, ils agrandissent ce trou et ils y introduisent une pierre verte; ils placent dans la lèvre le bout le moins large, et cette pierre est ordinairement si lourde , qu'elle leur fait pendre...
Página 282 - Ils disent qu'autrefois il y eu; une grande inondation; que tous leurs ancêtres furent noyés, excepté quelques-uns qui réussirent à s'échapper dans leurs canots, ou en montant sur de grands arbres. Je pense qu'ils veulent parler du déluge.
Página 113 - S3S vainqueurs et se prétendit leur ami (2). « Sachant qu'il y avait des Français dans le pays, raconte-t-il, et qu'il venait souvent des vaisseaux de cette nation, je persistai toujours à dire que j'étais leur ami, et je les priai de m'épargner jusqu'à ce que ceux-ci arrivassent et me reconnussent. Ils me gardèrent donc avec soin jusqu'à l'arrivée de quelques (1) LÉRY, ouv. cit., § VII. (2) Relation du voyage de HANS STADEN, éd. Ternaux-Compans, p. 115. Français que des vaisseaux avaient...
Página 299 - Une femme arrive alors avec la massue (iwera penmic), garnie de touffes de plumes tournées par en haut : elle se dirige vers le prisonnier , et la lui fait voir. Ensuite un homme prend cette massue, s'avance devant le prisonnier et la lui montre aussi. Pendant ce temps , quatorze ou quinze Indiens entourent celui qui doit faire l'exécution, et lui peignent le corps en gris avec de la cendre. Celui-ci se rend avec ses compagnons sur la place où est le prisonnier; l'Indien qui tient la massue la...
Página 266 - Ils font, avec des plumes d'autruches, une espèce d'ornement de forme ronde , qu'ils attachent au bas du dos quand ils vont à la guerre ou à quelque grande fête; ils le nomment enduap.
Página 124 - Tu es un Portugais lui répondit le barbare, car tu n'a pas pu causer avec lui : il parlait du Français qui m'avait vu et qu'il appelait son fils. Je cherchai à m'excuser, l'assurant qu'étant absent depuis longtemps j'avais oublié la langue ; mais il s'écria : J'ai déjà pris et mangé cinq Portugais, et tous prétendaient être des Français. Cependant ils mentaient ». Voyant cela, je renonçai à l'espérance de vivre, et je me recommandai à Dieu, car je voyais bien que je n'avais plus...
Página 116 - Français que des vaisseaux avaient laissés chez les sauvages pour y recueillir du poivre. » Confronté avec l'un d'entre eux, il ne put lui répondre dans sa langue. « Les sauvages qui nous environnaient écoutaient avec beaucoup d'attention. Voyant que je ne le comprenais pas, il leur dit dans sa langue : Tuez-le et mangez-le, car ce scélérat est un vrai Portugais, votre ennemi et le mien. Je compris bien cela et je le suppliai au nom de Dieu de leur dire de ne pas me manger ; mais il me répondit...
Página 287 - ... voyages dans ces embarcations. Quand la mer devient mauvaise, ils les tirent à terre, et se rembarquent , dès que la tempête est apaisée. Ils ne s'avancent pas à plus de deux milles en mer; mais ils vont quelquefois très-loin le long des cotes. Pourquoi ils dévorent leurs ennemis. CE n'est pas parce qu'ils manquent de vivres, mais par haine, qu'ils dévorent le corps de leurs ennemis.
Página 173 - Belette, venait de débarquer dans la baie de Rio, «C'est là que les Français Ont l'habitude de charger du bois du Brésil. Ils vinrent avec une embarcation au village où j'étais, et achetèrent aux Indiens du poivre, des singes et des perroquets. L'un d'entre eux, nommé Jacques, qui parlait leur langue, étant venu à terre, me vit, et demanda la permission de m'amener. Mon maître refusa, disant qu'il voulait beaucoup de marchandises pour ma rançon. » II paraît que cette proposition refroidit...
Página 275 - ne se partagent pas la terre et ne connaissent pas l'argent : leurs trésors sont des plumes d'oiseaux. Celui qui en a beaucoup est riche ; et celui qui possède une belle pierre à mettre dans ses lèvres passe pour un des plus riches de la tribu »15.

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