Bibliotheque des mémoires relatifs a l'histoire de France, Volume 1

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Firmin-Didot, 1864
 

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Passagens mais conhecidas

Página 391 - Savez-vous, lui dit-il, ce qu'est mon neveu? il a tout ce que vous venez de dire : c'est un fanfaron de crimes. » A ce récit de Maréchal je fus dans le dernier étonnement d'un si grand coup de pinceau ; c'étoit peindre en effet M. le duc d'Orléans d'un seul trait , et dans la ressemblance la plus juste et la plus parfaite.
Página 143 - Il y avait plus de trois mois que j'étais dans cette paisible demeure, lorsque, sur la fin du carême, le gouverneur me demanda si je voulais faire mes pâques. Je m'informai s'il me serait permis d'avoir un confesseur à mon choix. On me dit que non; qu'il fallait se contenter du chapelain de la maison, ou ne se point confesser.
Página 33 - ... la main pour me conduire jusque chez moi. Il y avait une grande place à passer, et, dans les commencements de notre connaissance, il prenait son chemin par les côtés de cette place : je vis alors qu'il la traversait par le milieu ; d'où je jugeai que son amour était au moins diminué de la différence de la diagonale aux deux côtés du carré ». i Glissez, mortels, n'appuyez pas.
Página 406 - C'était en ces séances où chacun était repassé, les ministres et les familiers tout au moins comme les autres, avec une liberté qui était licence effrénée. Les galanteries passées et présentes de la cour et de la ville sans ménagement ; les vieux contes, les disputes, les plaisanteries, les ridicules, rien ni personne n'était épargné.
Página 262 - J'allai me promener le soir, après souper, sur la place de Sézanne. Il y eut un moment sans pluie. Je parlai à de pauvres paysans. Leurs chevaux, tout attelés, passaient la nuit en plein air. Plusieurs me dirent que leurs bêtes n'avaient rien mangé depuis trois jours. On en attelait dix là où on en avait commandé quatre ; jugez combien il en périt. Notre subdélégué commanda dix-neuf cents chevaux au lieu de quinze...
Página 279 - On y trouvait toutes sortes de commodités , bons siéges, bon feu en hiver, et en été des fenêtres ouvertes sur un joli jardin. On n'y dînait ni on n'y soupait ; mais on y pouvait prendre du thé en hiver et en été de la limonade et des liqueurs fraîches. En tout temps on y trouvait les gazettes de France , de Hollande , et même les papiers anglais. En un mot c'était un café d'honnêtes gens.
Página 39 - Son départ, quoiqu'il ne dût pas être sans retour, me causa une vive douleur, dont je sauvai assez bien les apparences. Mademoiselle de Silly fondoit en larmes quand il nous dit adieu : je dérobai les miennes à ses regards, plus curieux qu'attendris ; mais lorsqu'il eut disparu, je crus avoir cessé de vivre. Mes yeux, accoutumés à le voir, ne regardoient plus rien; je ne daignois parler, puisqu'il ne m'entendoit pas; il me semble même que je ne pensois plus.
Página 89 - De Launay dit de la duchesse du Maine : « Personne, dit-elle, n'a jamais parlé avec plus de justesse, de netteté et de rapidité, ni d'une manière plus noble et plus naturelle. Son esprit n'emploie ni tours ni figures, ni rien de tout ce qui s'appelle invention. Frappé vivement des objets, il les rend comme la glace d'un miroir les réfléchit, sans ajouter, sans omettre, sans rien changer.
Página 105 - J'assistais à ce travail, et je feuilletais aussi les vieilles chroniques et les jurisconsultes anciens et modernes, jusqu'à ce que l'excès de fatigue disposât la princesse à prendre quelque repos. Alors...
Página 74 - ... par le couvercle; elle tomba comme de raison, et toute la poudre se répandit sur la toilette et sur la princesse, qui me dit fort doucement: "Quand vous prenez quelque chose il faut que ce soit par en bas.

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