Mémoires de Madame de Staal: écrits par elle-même; ou, Anecdotes de la Regenee, [avec ses "leuvres"], Volumes 1-2

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Chez Arkstée et Merkus., 1756 - 152 páginas
 

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Passagens mais conhecidas

Página 26 - Je l'aurais supprimée si j'écrivais un roman; je sais que l'héroïne ne doit avoir qu'un goût ; qu'il doit être pour quelqu'un de parfait, et ne jamais finir; mais le vrai est comme il peut , et n'a de mérite que d'être ce qu'il est : ses irrégularités sont souvent plus agréables que la perpétuelle symétrie qu'on retrouve dans tous les ouvrages de l'art.
Página 44 - L'empressement que j'avais de faire ce voyage me fit prendre le temps si court, que je ne pouvais plus avoir de réponse avant que de partir. Ce jour arrivé, je me levai de grand matin, quoique je ne pusse me mettre en chemin que l'après-dînée. Je...
Página 126 - ... lui donnât une telle décharge, et il se rendit. Dépouillé de toute autorité, ce précieux dépôt, qu'il ne conserva pas longtemps, lui devenait inutile.
Página 112 - Billarderie, qui avait commandé les troupes dont elle fut accompagnée dans son premier voyage, eut ordre de l'aller trouver avec un détachement des gardes du corps, pour la transférer dans cette nouvelle prison, où il resta quelques jours auprès d'elle. La confiance dont elle l'honora aussitôt qu'elle reconnut la bonté de son caractère, jointe à tout ce qui pouvait l'attacher à elle, l'y dévoua entièrement.
Página 4 - L'abbé Brigaut était l'homme de confiance de M. de Pompadour. Il en parla à madame la duchesse du Maine, comme de quelqu'un capable de grandes affaires, et d'une sûreté à toute épreuve. Sur ce témoignage, elle ne craignit point de lui laisser voir ses dispositions, et de l'entretenir des vues qu'on avait.
Página 3 - On m'avait donné là une chambre, où j'allais quelquefois me reposer l'après-dînée, à l'abri de mes turbulentes compagnes. Dès que je pus me traîner, je fus retrouver madame la duchesse du Maine à Sceaux vers la fin de son voyage, qui ne fut que d'un mois ou six semaines. Je m'aperçus, par cette absence, que le lien le plus fort qu'on ait avec les princes, c'est celui de l'habitude : encore se rompt-il aisément; mais il reprend de même. Je fus d'abord comme étrangère...
Página 9 - Angleterre \ qui ruinerait le plus ferme appui du duc d'Orléans. Il n'y eut jamais d'idées plus vastes et moins suivies. Notre longue conversation finit par des assurances réciproques de ne prononcer pour rien le nom l'un de l'autre, en cas de prison et d'interrogatoire. Ce point de vue nous était familier, et faisait du moins le lointain du tableau.
Página 32 - Silly et moi, était alors dans une terre à une demi-lieue de notre château : elle fut invitée à nous venir voir; elle y vint. Le long séjour qu'elle...
Página 52 - Grieu fut invitée, par un de ses frères qui avait une terre en Normandie, de s'arrêter chez lui en allant à Paris, avec sa nièce, fille de ce frère. Il ne lui proposa point de m'y mener, ce qui l'affligea sensiblement. Mademoiselle du Tôt, une de mes anciennes amies, d'un mérite rare, m'offrit une retraite chez son oncle, M. du Rolet, avec qui elle demeurait.
Página 66 - ... regarder, m'examiner, m'interroger. Elle voulut encore, pour achever ma journée, que je fusse au souper du roi ; et après m'avoir démêlée dans la foule, elle me fit remarquer à M. le duc de Bourgogne, qu'elle entretint, pendant une partie du souper, de mes talents et de mon savoir prétendu. Elle ne s'en tint pas là.

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