Les libres penseurs

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J. Lecoffre, 1848 - 493 páginas
 

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Página xvii - Je commençai de connaître, dejuger cette société, cette civilisation, ces prétendus sages qui ont renié Dieu , et qui, reniant Dieu, ont renié le pauvre, et n'ont plus pris soin ni de son corps , ni de son âme. Je me dis : Cet édifice social est inique ; il croulera , il sera détruit. J'étais chrétien déjà : si je ne l'avais pas été, de ce jour j'aurais appartenu aux sociétés secrètes.
Página 438 - Nous allions ensemble à l'école, nous revenions ensemble au logis; le matin, je portais le panier, parce que nos provisions le rendaient plus lourd; c'était lui qui le portait le soir. Toujours nous faisions cause commune. Je ne le laissais point insulter ; et lui, quand j'avais quelque affaire, sans s'informer du sujet de la querelle, sans considérer ni la taille ni le nombre de mes ennemis, il m'apportait...
Página 20 - Il en pousse partout et dans toutes les écoles, mais singulièrement dans les écoles de philosophie. C'est là que l'engrais abonde; on l'y jette à pelletées ; on l'y porte à tombereaux. Voyez ce jeune gars, il était sur les bancs hier, il monte en chaire aujourd'hui.
Página xvii - Une lueur de vérité funèbre me fit maudire, non le travail, non la pauvreté, non la peine, mais la grande iniquité sociale, l'impiété, par laquelle est ravie aux petits de ce monde la compensation que Dieu voulut attacher à l'infériorité de leur sort. Et je sentis l'anathème éclater dans la véhémence de ma douleur.
Página xviii - ... d'écraser cet insolent. Je me disais : qui l'a fait maître et mon père esclave ; mon père qui est bon, brave et fort et qui n'a fait de tort à personne ; tandis que celui-ci est chétif, méchant, larron et de mauvaises mœurs? Mon prre et cet homme, c'est tout ce que je voyais de la société.
Página 473 - Seigneur multiplie ses dons sur vous, sur vous.et sur vos enfants. Soyez bénis du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. Le ciel des cieux appartient au Seigneur, et il a donné la terre aux enfants des hommes. Les morts ne vous loueront point, Seigneur, ni tous ceux qui descendent dans le tombeau. Mais nous qui vivons , nous bénirons le Seigneur maintenant et à jamais.
Página 420 - C'élait le fils d'Isabelle que, quatre années auparavant, le Jésuite avait baptisé, la veille même de son arrestation. Isabelle soulève l'enfant qui, comme tous les Chrétiens, est couvert de ses plus beaux vêtements, et elle dit : « Iœ \(iilà, mon Père, il se réjouit de mourir avec nous.
Página 21 - II est professeur titulaire, chevalier de la Légion» d'Honneur , rédacteur du Journal des Débats. On va le » marier dans les centres ; on achètera ses livres pour les » bibliothèques publiques. Il sera député, conseiller royal, » ministre. On l'appelle l'espoir de la philosophie, on l'en » appellera l'honneur. Moi je l'appelle un navet. Mais je » proteste qu'il ya d'excellents et savoureux navets à Fer*
Página 21 - L'Eglise aurait tort de se plaindre : le jeune homme ne la hait point, il est plutôt bienveillant. Sans doute les prêtres ne sont pas ce qu'un vain peuple pense ; mais dans leurs doctrines et dans leur caractère général, il ya du bon, que le jeune homme reconnaît.
Página 443 - Il est toujours mon conseiller, et il me croit toujours son guide ; il connaît toujours mes défauts, et il ne les voit jamais; il m'aide à réparer mes erreurs , et je ne sais s'il pense que j'ai pu me tromper. J'ai donc un ami qui, devant les hommes, me défend, qui, devant Dieu, prie pour moi ; un ami dont mon bonheur est le plus cher désir, et qui est prêt à tous les sacrifices pour me rendre heureux; qui sera toujours satisfait de ma prospérité, qui me restera fidèle en toutes mes disgrâces,...

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